domingo, 28 de febrero de 2010

México Mágico

Mon séjour au Mexique a jusqu'ici été jonché de véritables "moments" (pour un meilleur effet, veuillez prononcer à l'anglaise)...


Mais un "moment" c’est quoi?

C'est quand l'univers tout entier conspire pour nous rendre heureux, c'est quand le metteur en scène de nos vies fait de nous les acteurs de sa meilleur pièce, c'est quand on a l'étrange impression d'être dans le "Truman Show" tellement le monde semble avoir été créé à notre mesure.


Bref, un "moment", c’est un baume pour l’existence. À 20 ans, on en profite et on a déjà hâte au prochain. À 32, on l’accueille comme de la visite rare et on se sent comme un enfant qui a dont pas hâte que sa matante préférée s’en aille… On sait qu’elle ne va pas rester jusqu’à demain, on ne sait surtout pas quand elle va revenir, donc on maximise l’instant. On s’assoit à côté d’elle à table, on passe la soirée sur ses genoux, on joue dans ses cheveux, on l’écoute parler, on la photographie dans notre tête d’enfant.

Quand on devient adulte, on a 2 options avec les « moments ». Soit on les vit comme n’importe quel instant ordinaire de nos vies ordinaires, soit on enlève le cruise control pour quelques secondes et on accepte de les vivre comme tel, avec la magie comme avec la presque-déjà-nostalgie de les voir s’envoler.

« La vie te saute dessus quand tu as l'âme encore tout endormie,
et elle t'y fait germer une image, ou une odeur, ou un son qu'ensuite
tu ne peux plus ôter de là. Et le bonheur, c'était ça. Tu le
découvres après, quand il est trop tard. Quand tu es déjà,
pour toujours, un exilé : à des milliers de kilomètres de cette image, de ce son, de cette odeur.
À la dérive. »

-Alessandro Baricco-
Je ne suis pas encore une exilée. Et je sais déjà que le "bonheur", ça doit ressembler pas mal à ça... Je collectionne les sons, les odeurs, les images, pour le jour où je me retrouverai loin de ce Mexique magique, presque surréel. Je sais aussi que plus je plonge, plus la remontée sera longue. Mais je choisis de me laisser porter par les vagues.

Le risque est grand, car la mer est insondable.

miércoles, 27 de enero de 2010

En guise d'introduction...



UN BLOG!
Déjà presque 1 mois s’est écoulé depuis mon arrivée en terre mexicaine…

Avant chaque nouveau départ, je me dis « ça y est, j’ai tellement appris du dernier voyage, cette fois-ci plus rien ne pourra me surprendre! »… YEAH RIGHT!!! Force est de constater qu’à chaque fois, je suis happée par quelque chose de nouveau et que je n’avais ô combien pas prévu…

Je patauge présentement dans une sauce semi douce semi épicée… J’adore le Mexique, ses couleurs, sa bouffe, sa téquila bien sûr, son art, son histoire, sa richesse. J’ai le sentiment que je pourrais y vivre des années, sans jamais me lasser et surtout sans venir à bout de tout y découvrir.


Malgré ça, coup de blues surprise aujourd’hui!!! Je suis en manque de mon « monde », de mon Québec, de mes pantoufles… Je me demande ce que je suis venue foutre ici toute seule, c’était quoi déjà l’idée au départ???...

Je n’aime jamais autant le Québec que lorsque j’en suis séparée et je ne veux jamais autant le quitter que lorsque j’y suis piégée… À l’aube de mes 32 ans, je me dis qu’il commencerait à être temps que j’arrête de croire que le bonheur pousse dans les palmiers...



Ah oui au fait! Je ne sais toujours pas quelle forme prendra ce blog… Récit d’aventures palpitantes, potins juteux (pour ma gang de salseux) ou plus simplement comme une page ouverte de mon journal… Ce soir, en guise d’introduction, j’ai opté pour la perspective plus intimiste. Bienvenue à ceux que ça intéresse!



Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver
Mon jardin ce n'est pas un jardin, c'est la plaine
Mon chemin ce n'est pas un chemin, c'est la neige
Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver