Il est 7:30 du soir. Je sors pour aller faire une course. La lumière est magnifique, elle rase les murs, illumine la poussière que mes pas soulèvent, me fait la peau orangée.
Je remarque aussi que la brise est douce.
Et puis comme ça je me dis que j’aurais envie d’expérimenter la liberté. Vous auriez pas envie de ça vous aussi? Juste laisser derrière nous notre vieille peau, la sentir glisser doucement, muer de tout ce qui nous retient prisonnier et nous fait sentir à l’étroit.
Je pensais à ça en achetant un cornet de crème glacée du style déjà tout empaqueté à la pharmacie… Je sais, c’est étrange d’acheter un cornet dans une pharmacie. Ben oui, au Mexique, on peut acheter un cornet dans une pharmacie, y’a pas de quoi en faire toute une histoire! ;) Je disais donc… en me penchant au-dessus de la vitre du congélateur pour choisir le fameux cornet, j’ai pensé à mon père.
À une certaine époque de mon adolescence, mes deux parents travaillaient de soir. La plupart du temps, c’était plutôt agréable, je faisais un peu tout ce que je voulais dans la maison ; je faisais cuire du riz au fromage, je mangeais du Nutella à la cuillère, je fouillais dans le garde-robe de ma grande sœur ou le coffre à bijoux de ma mère. Mais pour une raison qui échappe à mon souvenir, fut aussi une époque durant laquelle la solitude me pesait un peu plus. Donc j’attendais que mon père rentre (car il arrivait inévitablement le premier), « évachée » dans le divan du salon, à écouter les « Chambres en ville » ou « Entre chiens et loups », tout en remuant le rideau de temps en temps, au cas où j’apercevrais les phares de sa voiture. Et quand il rentrait, il arrivait inévitablement avec une « surprise »… Oui, vous l’aurez deviné, c’est là qu’entre en jeu le fameux cornet. Chaque soir, j’avais droit à une crème glacée du style toute empaquetée.
Cet après-midi, quand je suis sortie de la pharmacie avec mon cornet à la main, j’ai senti qu’il était une source de réconfort absolument sans égal. C’était comme voir arriver mon père tard le soir, m’asseoir dans le salon pour déguster ma surprise en entendant le son de nos 2 télés se chamailler. C’était comme ne plus me sentir seule… le temps d’un cornet.
Mais pourquoi je vous raconte tous ces trucs dans mon supposé blog de voyage? Elle est où la chronique mexicaine? Les photos de tacos? Le Mexique il est partout autour de moi, il façonne mes états d’âme, me met pleins d’images folles dans la tête… donc écrire tout ça, c’est ma façon toute personnelle de vous parler du Mexique.
Je remarque aussi que la brise est douce.
Et puis comme ça je me dis que j’aurais envie d’expérimenter la liberté. Vous auriez pas envie de ça vous aussi? Juste laisser derrière nous notre vieille peau, la sentir glisser doucement, muer de tout ce qui nous retient prisonnier et nous fait sentir à l’étroit.
Je pensais à ça en achetant un cornet de crème glacée du style déjà tout empaqueté à la pharmacie… Je sais, c’est étrange d’acheter un cornet dans une pharmacie. Ben oui, au Mexique, on peut acheter un cornet dans une pharmacie, y’a pas de quoi en faire toute une histoire! ;) Je disais donc… en me penchant au-dessus de la vitre du congélateur pour choisir le fameux cornet, j’ai pensé à mon père.
À une certaine époque de mon adolescence, mes deux parents travaillaient de soir. La plupart du temps, c’était plutôt agréable, je faisais un peu tout ce que je voulais dans la maison ; je faisais cuire du riz au fromage, je mangeais du Nutella à la cuillère, je fouillais dans le garde-robe de ma grande sœur ou le coffre à bijoux de ma mère. Mais pour une raison qui échappe à mon souvenir, fut aussi une époque durant laquelle la solitude me pesait un peu plus. Donc j’attendais que mon père rentre (car il arrivait inévitablement le premier), « évachée » dans le divan du salon, à écouter les « Chambres en ville » ou « Entre chiens et loups », tout en remuant le rideau de temps en temps, au cas où j’apercevrais les phares de sa voiture. Et quand il rentrait, il arrivait inévitablement avec une « surprise »… Oui, vous l’aurez deviné, c’est là qu’entre en jeu le fameux cornet. Chaque soir, j’avais droit à une crème glacée du style toute empaquetée.
Cet après-midi, quand je suis sortie de la pharmacie avec mon cornet à la main, j’ai senti qu’il était une source de réconfort absolument sans égal. C’était comme voir arriver mon père tard le soir, m’asseoir dans le salon pour déguster ma surprise en entendant le son de nos 2 télés se chamailler. C’était comme ne plus me sentir seule… le temps d’un cornet.
Mais pourquoi je vous raconte tous ces trucs dans mon supposé blog de voyage? Elle est où la chronique mexicaine? Les photos de tacos? Le Mexique il est partout autour de moi, il façonne mes états d’âme, me met pleins d’images folles dans la tête… donc écrire tout ça, c’est ma façon toute personnelle de vous parler du Mexique.
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