jueves, 8 de abril de 2010

Jeudi, le 08 avril 2010 : je célèbre mon 95e jour en terre mexicaine!


Attention, (« Ojo! » comme disent les mexicains), j’ai bien dit « je célèbre », ce qui implique bien entendu qu’il y a là matière à réjouissance et que je suis heureuse d’être ici! Je tenais à le spécifier d’entrée de jeu, car mon dernier post a causé de l’insomnie à ma sœur adorée et peut être des inquiétudes à certains d’entre vous. C’est sans doute que j’ai tendance à écrire comme le non croyant à prier, c'est-à-dire uniquement dans les moments de légère « désespération ».



À l’orée de ce 95e jour, force est de constater que je ne suis pas venue chercher au Mexique ce que je croyais y trouver. D’un simple moyen d’échapper aux rudesses de l’hiver québécois, ou d’écourter ne serait ce que psychologiquement le BAC, mon séjour s’est transformé en une véritable aventure dont je ne peux prédire le dénouement et au travers de laquelle j’avance avec un mélange d’excitation et de peur.


Le plan au départ était clair : compléter ma dernière session d’études ici, effectuer mon stage cet été direction Guatemala, Bolivie ou Pérou, puis rentrer au bercail durant 2 belles années, soit le temps nécessaire pour compléter ma maitrise en économie du développement. Quoi de plus simple, n’est ce pas? Mais voilà qu’à quelques semaines de mon arrivée, je trébuchais sur un hasard, qui allait plus tard s’avérer un bonus (comme dirait Grand Corps Malade)… de ces rencontres qu’on ne fait jamais, ou qu’on n’a plus fait depuis très longtemps, de ces rencontre plus qu’improbables et qui, par leur rareté, nous donnent envie de se « pitcher », littéralement.



Mon bonus me conduira donc à effectuer mon stage ici, fort probablement dans le Sud du Mexique, et à prolonger mon séjour dans ce beau pays jusqu’en décembre. Et puis après? Je ne sais pas. C’est trop tôt pour faire des suppositions. C’est sans doute ça qui fait le plus peur, la sensation de devoir incorporer une variable supplémentaire dans l’équation de nos vies, une variable sur laquelle nous n’avons aucun contrôle et qui a, malgré nous, le pouvoir d’influer sur le résultat cherché.


En ce 09e jour du mois d’avril de l’année 2010, je suis heureuse d’être là où je suis, de faire ce que je fais et d’être avec lui. Quoi demander de mieux?


Bad experiences are just a rehearsal for something better. -Moi-

sábado, 6 de marzo de 2010

Ramassis d'images et de citations pour tuer le temps et un peu plus...


Des choses arrivent qui sont comme des questions. Une minute se passe, ou bien des années, puis la vie répond. -Alessandro Barrico-


C'est la musique qui est difficile, voilà la vérité, c'est la musique qui est difficile à trouver, pour se dire ces choses, quand on est si proche l'un de l'autre, la musique et les gestes, pour dissoudre le chagrin, quand il n'y a vraiment plus rien à faire, la juste musique, pour que ce soit une danse, un peu, et non pas un arrachement, de partir, de se laisser glisser loin de l'autre, vers la vie et loin de la vie, étrange pendule de l'âme, salvateur et assassin, si on savait danser cette chose-là, elle ferait moins mal, et c'est pourquoi les amants, tous, cherchent cette musique, à ce moment-là, à l'intérieur des mots, sur la poussière des gestes ; et ils savent que, s'ils en avaient le courage, seul le silence pourrait être cette musique, musique exacte, un vaste silence amoureux, clairière de l'adieu (...). -Alessandro Barrico-

Life is a long lesson in humility. -James M. Barrie-

domingo, 28 de febrero de 2010

México Mágico

Mon séjour au Mexique a jusqu'ici été jonché de véritables "moments" (pour un meilleur effet, veuillez prononcer à l'anglaise)...


Mais un "moment" c’est quoi?

C'est quand l'univers tout entier conspire pour nous rendre heureux, c'est quand le metteur en scène de nos vies fait de nous les acteurs de sa meilleur pièce, c'est quand on a l'étrange impression d'être dans le "Truman Show" tellement le monde semble avoir été créé à notre mesure.


Bref, un "moment", c’est un baume pour l’existence. À 20 ans, on en profite et on a déjà hâte au prochain. À 32, on l’accueille comme de la visite rare et on se sent comme un enfant qui a dont pas hâte que sa matante préférée s’en aille… On sait qu’elle ne va pas rester jusqu’à demain, on ne sait surtout pas quand elle va revenir, donc on maximise l’instant. On s’assoit à côté d’elle à table, on passe la soirée sur ses genoux, on joue dans ses cheveux, on l’écoute parler, on la photographie dans notre tête d’enfant.

Quand on devient adulte, on a 2 options avec les « moments ». Soit on les vit comme n’importe quel instant ordinaire de nos vies ordinaires, soit on enlève le cruise control pour quelques secondes et on accepte de les vivre comme tel, avec la magie comme avec la presque-déjà-nostalgie de les voir s’envoler.

« La vie te saute dessus quand tu as l'âme encore tout endormie,
et elle t'y fait germer une image, ou une odeur, ou un son qu'ensuite
tu ne peux plus ôter de là. Et le bonheur, c'était ça. Tu le
découvres après, quand il est trop tard. Quand tu es déjà,
pour toujours, un exilé : à des milliers de kilomètres de cette image, de ce son, de cette odeur.
À la dérive. »

-Alessandro Baricco-
Je ne suis pas encore une exilée. Et je sais déjà que le "bonheur", ça doit ressembler pas mal à ça... Je collectionne les sons, les odeurs, les images, pour le jour où je me retrouverai loin de ce Mexique magique, presque surréel. Je sais aussi que plus je plonge, plus la remontée sera longue. Mais je choisis de me laisser porter par les vagues.

Le risque est grand, car la mer est insondable.

miércoles, 27 de enero de 2010

En guise d'introduction...



UN BLOG!
Déjà presque 1 mois s’est écoulé depuis mon arrivée en terre mexicaine…

Avant chaque nouveau départ, je me dis « ça y est, j’ai tellement appris du dernier voyage, cette fois-ci plus rien ne pourra me surprendre! »… YEAH RIGHT!!! Force est de constater qu’à chaque fois, je suis happée par quelque chose de nouveau et que je n’avais ô combien pas prévu…

Je patauge présentement dans une sauce semi douce semi épicée… J’adore le Mexique, ses couleurs, sa bouffe, sa téquila bien sûr, son art, son histoire, sa richesse. J’ai le sentiment que je pourrais y vivre des années, sans jamais me lasser et surtout sans venir à bout de tout y découvrir.


Malgré ça, coup de blues surprise aujourd’hui!!! Je suis en manque de mon « monde », de mon Québec, de mes pantoufles… Je me demande ce que je suis venue foutre ici toute seule, c’était quoi déjà l’idée au départ???...

Je n’aime jamais autant le Québec que lorsque j’en suis séparée et je ne veux jamais autant le quitter que lorsque j’y suis piégée… À l’aube de mes 32 ans, je me dis qu’il commencerait à être temps que j’arrête de croire que le bonheur pousse dans les palmiers...



Ah oui au fait! Je ne sais toujours pas quelle forme prendra ce blog… Récit d’aventures palpitantes, potins juteux (pour ma gang de salseux) ou plus simplement comme une page ouverte de mon journal… Ce soir, en guise d’introduction, j’ai opté pour la perspective plus intimiste. Bienvenue à ceux que ça intéresse!



Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver
Mon jardin ce n'est pas un jardin, c'est la plaine
Mon chemin ce n'est pas un chemin, c'est la neige
Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver