Aujourd'hui, je lisais:
N'attends pas l'occasion.
Ne dis pas: "Demain, je vais méditer, demain je vais aimer, demain je vais danser avec l'existence." Pourquoi demain? Demain n'arrive jamais. Pourquoi pas maintenant? Pourquoi reporter à plus tard? Reporter est une astuce de la pensée; ça te maintient en attente et, durant ce temps, l'occasion te file entre les doigts. Tôt ou tard, tu finiras dans un cul-de-sac face à la mort et il n'y aura plus d'occasions de faire quoi que ce soit."
La vie passe trop vite mes amis. J'ai 32 ans. Et depuis presque 32 ans, je rêve de la même chose. J'écris la même chose. Je répète les mêmes choses. Si depuis que j'ai pu tenir un crayon dans mes mains j'ai envie d'écrire, c'est sans doute parce que quelque part, j'ai le sentiment que ça me rendrait heureuse. Et c'est aussi vrai pour tout le reste. Alors pourquoi je n'écris pas, pourquoi je ne danse pas tous les jours de ma vie, pourquoi je ne me lève pas avec le soleil, pourquoi je suis toujours une sugar addict?
Parce que j'attends l'occasion. Le bon moment. Les circonstances parfaites.
C'est fou la vie quand on y pense. Quand on est jeunes, on prendrait bien une couple d'années de plus et quand on vieillit, on reviendrait bien en arrière. C'est à quel âge qu'on est biens dans le présent?
Me semble que c'était hier que je revenais de l'école pis que je demandais à ma mère "Qu'est ce qu'on mange pour souper m'man?" Me semble que c'était hier tellement d'affaires, vous trouvez pas?
J'vais terminer ce blog en vous disant que la parole québécoise me manque. Que travailler avec les autochtones d'ici m'a juste donné envie de connaître les miens. Que des fois j'ai l'impression que les femmes avec qui je travaille ont juste pas besoin de moi. Que pour la première fois de ma vie, j'ai plus envie d'être utile. Je veux juste être odinaire et heureuse.










